« Il y a un temps pour tout et un moment pour toute chose sous le soleil. Il y a un temps pour naître et un temps pour mourir, » écrivait Salomon1. Il semble que cette conception terre à terre de la vie et de la mort ait été plus courante dans le passé.

Quand les enfants grandissaient dans un milieu rural, ils étaient habitués à observer le cycle de la vie directement. Ils voyaient le bétail donner naissance et pouvaient assister au décès de leur animal préféré. Les enfants plus âgés savaient prendre soin de leurs jeunes frères et sœurs ainsi que de leurs grands-parents qui devenaient plus fragiles avec les années.

Quand on écoute les hymnes de Gospel classiques, il n’est pas étonnant qu’un thème récurrent soit le ciel, être en présence de Jésus et être réuni avec ses bien-aimés. On a besoin de ce réconfort et de cet espoir.

Un jour, quand j’avais dix ans, j’accompagnai mon grand-père dans ses travaux sur sa petite ferme. J’adorais mon papi et je ne manquais jamais une occasion de le suivre partout. Alors que je le regardais abreuver les vaches, j’ai entendu une voix dans mon cœur me dire : « Ton grand père sera le premier dans ta famille à mourir. » Je n’avais jamais entendu une voix intérieure comme cela avant, mais je savais que c’était réel ; et effectivement, quand j’ai eu 12 ans, il nous a quitté brusquement.

Je n’avais jamais pensé qu’il puisse y avoir une autre vie après celle-ci, mais quand mon grand-père me manquait, j’ai commencé à me poser des questions. Je me rendais en vélo au cimetière, m’asseyais à coté de sa tombe et me demandais où il était et s’il pouvait me voir. Comme j’aurais aimé avoir l’espoir d’un haut-delà à ce moment-là !

Avoir entendu ces paroles dans mon cœur était un réconfort. Je n’avais pas vraiment compris, mais je sentais que cette voix douce m’avait préparé à la perte de mon cher grand-père. J’aurais été probablement dévastée sans cette prémonition.

Plusieurs années plus tard, j’ai ouvert mon cœur au Christ, et cette voix céleste est devenue ma fidèle compagne. Je me souviens de mon grand-père comme d’un homme de foi, et je vis avec la paix qu’un jour je le reverrai.

Nous ne faisons que traverser ce monde temporaire en route vers un endroit « que l’œil n’a pas vu et que l’oreille n’a pas entendu,… que l’esprit humain n’a jamais soupçonné, mais que Dieu tient en réserve pour ceux qui l’aiment »2. Je prie que nous puissions tous vivre nos vies en nous préparant pour le ciel.


  1. Ecclésiastes 3.1–2
  2. 1 Corinthiens 2.9